Avant de payer un fournisseur chinois : ce qu'il faut avoir vérifié
1-L'entreprise derrière le devis
Une entreprise peut être enregistrée et avoir des procédures judiciaires ouvertes, ou être en cessation sans que son interlocuteur commercial vous le signale. C’est vérifiable dans les registres officiels chinois — à condition de savoir où chercher et de lire le mandarin.
Un capital très faible n’est pas forcément rédhibitoire — mais sur une première commande significative, la cohérence entre le capital déclaré et les volumes annoncés mérite d’être évaluée.
L’objet social sur la licence commerciale doit correspondre au produit. Un écart entre les deux est un signal qui justifie des questions supplémentaires avant d’aller plus loin.
2-Le paiement
Le compte destinataire doit correspondre exactement à l’entité mentionnée sur votre devis et sur la licence commerciale. Un compte au nom d’une autre société ou d’un particulier — même présenté comme normal — est un point de blocage.
La grande majorité des usines chinoises ne travaillent pas sur stock. Votre commande est produite spécifiquement pour vous, et c’est votre acompte qui lance la production. C’est la logique standard — pas un signal de méfiance.
Les conditions de paiement sont-elles clairement écrites sur le devis ?
Montant de l’acompte, solde, moment du paiement du solde — tout doit être explicite. Un accord oral ou un échange WhatsApp ne constitue pas une base contractuelle si quelque chose tourne mal.
3-Le prix
L’incoterm sur votre devis est directement lié au prix — savez-vous ce qu’il inclut ?
Un prix EXW, c’est le prix à la sortie de l’usine — le transport, l’assurance, le dédouanement, tout reste à votre charge.
Un prix CIF inclut une partie de ces coûts. Deux devis au même montant avec des incoterms différents ne sont pas comparables : le coût réel à l’arrivée en France peut être très différent.
Le prix du devis n’est pas le prix de revient de la marchandise rendue chez vous.
